Jusqu'à maintenant, il y avait un unanimisme implicite entre les listes les plus importantes. Hommage était rendu
à l'idée même d'Europe, garante de la paix. Droite et gauche se distinguaient par la plus ou moins grande dose de social que leurs programmes incluaient.
Cet environnement a changé depuis le non au traité constitutionnel européen en 2005 et surtout depuis la récente crise financière qui a montré à quel point le
libéralisme était néfaste. Du coup, droite et gauche ont désormais des positions nettement différenciées.
La droite, MODEM compris, a voté toutes les directives d'obédience libérale (dérégulations diverses, privatisations, directive Bolkenstein, des 60h/semaine etc...), la gauche a voté contre ces
dispositions.
Droite et gauche s'affrontent donc maintenant au parlement européen sur des enjeux fondamentaux qui peuvent se résumer ainsi : pour ou contre le libéralisme
(qui nous a amenés dans la situation de crise grave que nous connaissons actuellement).
Les élections européennes sortent donc du flou qui les caractérisait jusqu'alors pour entrer dans le champ de la réalité : la politique.
Comme, de plus, les partis socialistes européens ont réussi l'exploit de concocter un programme commun, qu'ils ont décidé de voter pour un président de la commission européenne autre que
Barroso, il est primordial de se donner la chance d'avoir enfin une nouvelle majorité au parlement européen, de façon à sortir l'Europe des ornières libérales où elle s'enlise depuis trop
longtemps.
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