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Samedi 29 novembre 2008

  J’ai passé de nombreuses heures devant la télé pour me faire une idée de ce qui se passait au congrès de Reims, j’ai écouté beaucoup de discours et lu moult journaux.

  Les thèmes abordés par la télévision et les autres médias ont évolué au fil des jours.  
  Au début il était question des motions présentées à ce congrès, ce qui est bien la moindre des choses puisque c'était l'objet même de ce congrès.

  Ensuite la question principale abordée fut celle du MODEM qui occupa toute la place médiatique. Puis on en est arrivé au problème « rajeunissement et rénovation ». Et nous en sommes toujours là aujourd’hui, ce 29.11, bien que l’élection de la première secrétaire soit acquise.

  Sur ces deux thèmes, deux lignes politiques s’affrontaient.

  Sur le thème des alliances, une ligne tendait à faire du PS un parti de centre-gauche, une autre ligne prônait l’ancrage à gauche du PS.

  Sur le rajeunissement-rénovation, une ligne pour faire du PS un parti de supporters, basée sur un présidentialisme médiatico-évangéliste et une ligne pour un parti d’adhérents, de militants.

  Ces thèmes là, alliances, type de parti, ont certes leur importance. mais la place qu’ils occupent actuellement est exagérée. Je ne voudrais pas que les décisions à prendre dans ces domaines, qui sont tout de même de la cuisine interne aux yeux de l’électorat, traînent en longueur et renforcent l’impression que le PS continue de se regarder le nombril.

  Je souhaite donc que rapidement nous en venions aux questions politiques fondamentales :

-        modifier la répartition des richesses en commençant à récupérer les points de PIB que nous ont volé les actionnaires depuis 25 ans,

-        instaurer les restrictions au libre-échange pour favoriser l’harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales,

-        revenir à l’intervention de l’Etat notamment par la création d’un pôle financier public,

-        retrouver la voie de la justice fiscale en supprimant le bouclier fiscal et en créant un grand impôt progressif.

  Il faudrait aussi que le PS soit présent beaucoup plus qu’actuellement dans le mouvement social. La présence d’Aubry et Hamon dans les récentes manifestations est un signe encourageant qui ne restera pas sans lendemain, j’espère. La rénovation en cours pourrait être l’occasion de rappeler que les statuts du parti font l’obligation à tout adhérent d’être syndiqué. Il serait bon de le redire de temps en temps et notamment à quelques jours des élections prud’hommales du 3 décembre prochain.


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