Non, non, Ségolène n'était pas en panne puisqu'elle a parlé trois quarts d'heure (c'est seulement que, comme Laurent Ruquier, je ne peux résister à l'attrait d'un jeu de mots, même foireux !).
Ce fut donc le premier discours de politique générale de la plus populaire des présidentiables du PS.
Je vais prendre le temps de lire son texte avant de donner mon avis sur le fond (mais il me semble bien n'avoir rien entendu sur le libéralisme, la mondialisation - alors que ces thèmes étaient vigoureusement présents dans le discours d'Arnaud m'a-t-il semblé à la lecture des journaux sur internet).
Mais du côté image (puisque l'élection se ramène à cela pour au moins 50%), je fus déçu.
Autant les photos lui réussissent, autant les caméras la desservent (à moins que ça soit simplement l'exercice du discours qui ne lui convient pas). Je l'ai trouvée raide, coincée, avec parfois un mouvement du bras droit comme télécommandé, pas à l'aise quoi.
Question audio... pas terrible, un ton de mater dolorosa, monotone.
En somme, question spectacle, j'aurais de loin préféré visionner le discours précédent d'Arnaud !
Je fus étonné par le manque de réactions de l'assistance, plutôt attentiste qu'enthousiaste dans ce fief pourtant montebourgeois; les bressans contesteraient-ils le choix précipité d'Arnaud (comme le maire socialiste de Saint Usuge qui le démolit dans le Journal de Saône et Loire) ?
Maintenant, la suite, en ce qui concerne le courant "Rénover, maintenant", se jouera à Fouras. Il serait dommage que ce courant plein de vitalité disparaisse à cause de la précipitation politicienne de son leader charismatique ou des querelles sur des noms de présidentiables à soutenir. Quand je vous le dis que l'élection présidentielle au suffrage universel est le cancer de notre république ! (au juste, l'assemblée générale de la Convention pour la 6ème République a lieu le 22 août à Jarnac).
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