C'est le cri de soulagement que j'ai poussé le jour où j'ai pu bénéficier de cette merveilleuse institution qu'est la retraite par répartition (gagnée par ma pomme en cotisant à longueur d'années).
Enfin libre, plus d'horaire, plus de pénibilité, plus de chefs, plus d'em..... professionnels.. quel pied ! Et la possibilité d'engager des activités diverses, de bouquiner tant qu'on veut (surtout s'il y a une bibliothèque publique dans le coin), de cultiver un bout de jardin si on aime ça ou même de faire du bénévolat et d'aller aux manifs, y a le choix pour vivre agréablement la dernière période en ce monde (quand on dispose d'un pension correcte!).
Et quand j'entends vanter la "valeur travail" ça me fait râler. Bien sûr que le travail est une nécessité et qu'il faut faire son travail avec conscience et efficacité; sans travail nous en serions toujours à la cueillette et à la chasse... Mais ceux qui donnent au travail cette aura de "valeur" doivent faire partie des quelques 1% de citoyens qui trouvent plaisir à aller bosser ou alors de ceux qui ont intérêt à ce qu'il y ait suffisamment de travailleurs contents d'aller au turbin pour faire monter le cours de leurs actions. Tant mieux pour eux mais qu'ils ne gonflent pas les autres qui ont un boulot ch.... ou usant. En général on travaille pour vivre et non l'inverse.
J'en suis venu à parler de la retraite suite à une conversation avec mon fils qui se trouve aux US pour deux ans et qui me racontait qu'un collègue américain lui avait parlé de son problème de retraite: il examinait ce qu'il possédait comme actions, économies, épargne pour sa retraite et se disait que vu le niveau de vie qu'il envisageait, le mieux serait qu'il meure à tel âge car après il n'aurait plus les moyens de vivre ! Mon fils était par ailleurs étonné de voir de nombreuses personnes âgées au travail dans les supermarchés ou ailleurs, vraisemblablement par absence de pension de retraite suffisante.
Ca fait du bien d'être en France avec cette "ringardise" de modèle social "dépassé et archaïque" et on a intérêt à se battre pour le garder, n'en déplaise à messieurs les "modernes" capitalistes libéraux et sarkozyiens.

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