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Vendredi 14 septembre 2007

Ci-joint un petit recueil de citations sur ce nouveau thème de l'individualisme qui m'inquiète beaucoup, on dirait que c'est la dernière mode mais je crains fort qu'il ne conforte une idéologie qui n'a rien de socialiste.
 
Christian Paul à Fouras:
"- la réussite individuelle, et ses conditions. A propos de l’individualisme, disons-le : c’est tranché depuis Jaurès, il y a 109 ans...et un très beau texte de 1898. Le socialisme est un humanisme, c’est aussi un individualisme (« logique et complet », rajoutait Jaurès)."
 
Vincent Peillon en exergue à son article récent du nouvel obs:
" C'est par un retour à sa vraie tradition individualiste et non étatiste que doit s'opérer la refondation intellectuelle du socialisme français"
 
Sandra Laugier dans un atelier à La Rochelle:
Contre cela, plutôt qu’une sorte de repli sur le collectif, Sandra Laugier suggère de
ne pas laisser le monopole de l’individu à la droite (ou à l’extrême gauche) mais de
réfléchir à une forme positive d’individualisme. Il s’agit de dénoncer cet
individualisme de droite égoïste et dépourvu de sens et d’idéal, sans individualité réelle.
 
Hollande dans son discours de clôture à La Rochelle:
"Et c’est ainsi que l’on retrouve l’origine même du socialisme, car la consécration de l’individu est au cœur de notre idéal autour de l’émancipation, de l’accomplissement, de l’autonomie et de la promotion. Partir de l’individu pour justifier le collectif et revenir au citoyen qui décide souverainement de son avenir, mais aussi du destin collectif. Telle doit être notre démarche."
Par Ledub - Publié dans : PS
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Samedi 1 septembre 2007



 On entend souvent ces derniers temps que les français seraient devenus plus individualistes. Il faudrait donc en tenir compte, composer avec cette prétendue évolution des mentalités (mesurée comment, par qui?) et "s'adapter" à cette nouvelle donne pour la rénovation du PS. Bien entendu, cela implique de condamner ce qui est "collectif" puisque les français n'en veulent plus, ... beurk la sécu, beurk les mutuelles, beurk les syndicats, et même, horreur, beurk le rugby, le foot etc... qui sont méchamment collectifs me semble-t-il !

Cela ressemble beaucoup à tous ces bons vieux lieux communs pleins de "bons sens" que les "communicants" s'ingénient à répandre par tous les médias imprégnés de l'idéologie dominante, du "politiquement correct", il fallait se "moderniser", "s'adapter" et maintenant "s'individualiser".

La présentation de la tribune de Vincent Peillon (1) dans le Nouvel Observateur tombe dans ce travers (voir ICI). C'est pourtant bien le "collectif" et non l'individualisme qui a permis la plupart des avancées sociales au long de l'histoire de notre pays, et qui permet aujourd'hui aux salariés de se défendre avec leurs syndicats. Et sans vouloir sombrer dans l'étatisme d'une économie administrée, il faut reconnaître que c'est bien souvent l'Etat qui est le protecteur des plus faibles (en France du moins). Rien d'étonnant donc à ce que les libéraux qualifient cette protection d'assistanat, mais mieux vaudrait que les socialistes s'en gardent, ils ne sont tout de même pas tous passés chez Sarko !

Le PS ferait bien d'ailleurs d'insister un peu sur le respect de l'article 2.4 de ses statuts: "Les membres du parti doivent appartenir à une organisation syndicale de leur profession..." ou alors qu'il ne se plaigne pas de la distance souvent constatée entre le parti et les classes populaires.

(1) Et Hollande enfourche le même cheval que Peillon lors de son discours de clôture à La Rochelle... mais quelle mouche les pique.. d'où vient exactement cette référence et cette révérence à l'individualisme ? La position de Jaurès que signale Peillon me semble plus une condamnation de l'étatisme qu'une défense et illustration de l'individualisme (qui connaît la citation exacte ?). On dirait que Peillon se prépare ainsi à rejoindre une droite anti-étatique, libérale pour tout dire, alors même qu'il condamne à juste titre les PRQMTM (2) qui contribuent, par leur refus de prendre des responsabilités, au maintien de la droite au pouvoir. 

(2) Plus Révolutionnaire Que Moi Tu Meurs

Par Ledub - Publié dans : autres
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Vendredi 13 juillet 2007
   De quoi satisfaire les curiosités après cette campagne électorale qui a fait couler beaucoup d'encre:

"Connaissez-vous Mme Royal?", d'Eric Besson. Il fut le spécialiste des questions économiques du PS et se fâcha tout rouge en vivant la pagaille de la campagne électorale "royaliste". Il fut humilié par celle-ci et écrivit donc ce livre qui donne effectivement une idée étonnante d'une candidate à la présidentielle. Le livre fut publié avant la "trahison" dudit Besson qui rejoignit Sarkozy (après l'avoir méchamment démoli dans une précédente brochure) .. un mec de toute confiance !

"La femme fatale" d'Ariane Chemin et Raphaëlle Becquet. Il a fait beaucoup de bruit car il est paru avant le premier tour et faisait allusion aux problèmes "conjugaux" de Royal et Hollande, mais il était loin de se résumer à cela et donnait beaucoup d'éléments intéressants sur la personnalité et l'entourage de Royal.

"Une campagne off - chronique interdite de la course à l'Elysée" par Daniel Carton (Albin Michel). De janvier au 2 mai 2007, cet ancien journaliste au Nouvel Obs tient son bloc-notes un peu désabusé en sillonnant les faces cachées de la campagne.

"Parti pris- chroniques de la présidentielle chez les socialistes" par Jean Christophe Cambadélis chez Plon. La campagne vue du PS, mais plutôt d'en haut. Il vaut mieux être déjà un peu au courant du fonctionnement du PS pour apprécier les anecdotes et les rivalités relatées du point de vue d'un leader Strauss-Khanien. Style un peu cafouilleux, on se demande parfois quel peut bien être le sujet du verbe..

"Journal d'une curée de campagne" par Michèle Stouvenot chez Plon. Savoureux bloc-note au fil des évènements qui ont marqué cette campagne, tant à droite qu'à gauche. On sourit souvent.

"La chute de la maison Royal - autopsie d'une défaite", auteur anonyme, chez Balland. L'auteur est, paraît-il, une haute responsable du PS, tendance Strauss-Khan. Elle non plus n'apprécie pas Mme Royal tant du point de vue politique que comportemental. Se lit avec intérêt et parfois étonnement... pas possible qu'elle soit ainsi, se dit-on parfois.

"Une élection imperdable" par Claude Bartolone, l'Archipel. C'est à mon avis, le meilleur de ces livres. Il expose le point de vue du principal "lieutenant" de Fabius. Il a participé activement à la campagne de Royal mais a gardé les yeux ouverts sans sombrer dans l'admiration béate ni dans la critique systématique. Il décrit, sans agressivité gratuite, toutes les défaillances de la candidate et de son équipe.

Ca alors, je n'ai lu aucun livre favorable à Royal... ça vient de moi, de mes choix personnels, ou bien du fait qu'il n'y eut pas de publication favorable à la candidate?

Par Ledub - Publié dans : autres
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Dimanche 1 juillet 2007

 

Par Ledub - Publié dans : PS
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Vendredi 8 juin 2007
 Intéressant cet article du Monde de ce 8 juin qui dit : « En 2004, un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur " La démocratie en Amérique latine " s'en faisait déjà l'écho. En effet, les dirigeants de premier plan consultés par le PNUD voyaient dans le rôle croissant des médias " une restriction au processus démocratique "….. " Les médias ont la capacité de déterminer l'agenda, de prédisposer l'opinion publique en faveur ou contre différentes initiatives, et d'éroder l'image de figures publiques à travers la manipulation des dénonciations ", notait le rapport. En conséquence, " un large consensus existe parmi les personnes consultées sur le fait que la large influence des médias limite le pouvoir des institutions politiques ", soulignait le PNUD.

Bon, d’accord, c’était pour l’Amérique latine mais la situation est-elle meilleure en France en 2007 ?

Bayrou a fait un tabac en critiquant, à juste titre, les médias. D’autres pensent, dont je suis, que les médias ont bien servi Mme Royal en médiatisant sa personne alors que tout ce qui est socialiste est dénigré, déformé, et même parfois ridiculisé. Les dirigeants principaux du PS sont des « éléphants », mais on n’entend jamais ce qualificatif pour les dirigeants de droite ; le PS est sommé de se « moderniser » car il est « ringard » et devrait quitter ces vieux oripeaux que sont les aspirations à l’égalité, à la justice sociale. Les instituts de sondage ont accompagné ces médiatisations au point que les adhérents du PS ont choisi SR à 60% comme la seule pouvant gagner, on a vu le résultat. A se demander si l’idéologie dominante, incarnée par la plupart des éditorialistes et débatteurs des différents chaînes de télé, n’a pas orchestré le matraquage médiatique le plus favorable possible aux thèses de la classe dominante. Ce matraquage, même s’il ne peut convaincre que 10% des électeurs, suffit largement pour donner l’avantage, surtout avec l’élection du président de la République au suffrage universel devenue la star’ac d’aujourd’hui.

Par Ledub - Publié dans : élections
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