Jeudi 28 mai 2009
     

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Jeudi 7 mai 2009
 trait

Jusqu'à maintenant, il y avait un unanimisme implicite entre les listes les plus importantes. Hommage était rendu à l'idée même d'Europe, garante de la paix. Droite et gauche se distinguaient par la plus ou moins grande dose de social que leurs programmes incluaient. 

Cet environnement a changé depuis le non au traité constitutionnel européen en 2005 et surtout depuis la récente crise financière qui a montré à quel point le libéralisme était néfaste. Du coup, droite et gauche ont désormais des positions nettement différenciées.

La droite, MODEM compris, a voté toutes les directives d'obédience libérale (dérégulations diverses, privatisations, directive Bolkenstein, des 60h/semaine etc...), la gauche a voté contre ces dispositions.

Droite et gauche s'affrontent donc maintenant au parlement européen sur des enjeux fondamentaux qui peuvent se résumer ainsi : pour ou contre le libéralisme (qui nous a amenés dans la situation de crise grave que nous connaissons actuellement).

Les élections européennes sortent donc du flou qui les caractérisait jusqu'alors pour entrer dans le champ de la réalité : la politique.

Comme, de plus, les partis socialistes européens ont réussi l'exploit de concocter un programme commun, qu'ils ont décidé de voter pour un président de la commission européenne autre que Barroso, il est primordial de se donner la chance d'avoir enfin une nouvelle majorité au parlement européen, de façon à sortir l'Europe des ornières libérales où elle s'enlise depuis trop longtemps.

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Mercredi 17 décembre 2008

 

Je suis très satisfait de voir Arnaud Montebourg chargé de la rénovation du parti socialiste. Il a l'énergie, le dynamisme, le talent pour mener à bien cette tâche.

Il est toujours un fervent partisan de la sixième république et s'oppose vigoureusement à la présidentialisation du parti, comme il le déclare dans sa récente « lettre aux militants fondateurs du NPS ». Il préconise quelques lignes plus loin : « des méthodes nouvelles pour sélectionner notre candidat à la présidentielle ». Pourquoi pas ... mais ce matin (17.12), il déclare, interviewé par C. Barbier : « Nous entreprenons un gros travail d'observation des primaires américaines et italiennes ... ».

J'en conclus donc que la solution envisagée par notre secrétaire national à la rénovation est bien celle des primaires, ouvertes à tout citoyen, qu'il soit ou non intéressé par la politique, qu'il soit à gauche ou à droite. Ce sera comme si on faisait choisir le capitaine de l'équipe de foot par l'ensemble les habitants d'une  ville... je ne suis pas sûr qu'il marquerait beaucoup de buts celui-là !

Ce serait en tous cas s'installer entièrement  dans le système de la cinquième république avec son élection d'un président au suffrage universel, susceptible de dérives vers différentes formes de pouvoir personnel. Ce serait pousser à la dépolitisation de l'électorat de gauche, invité à choisir une belle image et un beau parleur plutôt qu'une bonne politique.

Alors il faudra qu'Arnaud nous explique comment on peut faire des primaires ouvertes sans pousser à la présidentialisation, surtout quand on est partisan d'une sixième république primo-ministérielle.


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Jeudi 4 décembre 2008

C'est l'entrée du bureau de vote des élections prudhomales de Céret ce 3 décembre.
Cette barrière aux couleurs éclatantes, bien rigide, dont les morceaux étaient liés les uns autres, séparait le côté "employeurs" du côté "salariés"...
Symbolique non ?
La bonne vieille lutte des classes a encore de beaux jours devant elle (malgré les efforts de certains pour la camoufler).
Pourtant le milliardaire américain Warren Buffet a tranquillement vendu la mèche en déclarant: " la guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter".
(voir le livre de François Ruffin: "La guerre des classes")


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Samedi 29 novembre 2008

  J’ai passé de nombreuses heures devant la télé pour me faire une idée de ce qui se passait au congrès de Reims, j’ai écouté beaucoup de discours et lu moult journaux.

  Les thèmes abordés par la télévision et les autres médias ont évolué au fil des jours.  
  Au début il était question des motions présentées à ce congrès, ce qui est bien la moindre des choses puisque c'était l'objet même de ce congrès.

  Ensuite la question principale abordée fut celle du MODEM qui occupa toute la place médiatique. Puis on en est arrivé au problème « rajeunissement et rénovation ». Et nous en sommes toujours là aujourd’hui, ce 29.11, bien que l’élection de la première secrétaire soit acquise.

  Sur ces deux thèmes, deux lignes politiques s’affrontaient.

  Sur le thème des alliances, une ligne tendait à faire du PS un parti de centre-gauche, une autre ligne prônait l’ancrage à gauche du PS.

  Sur le rajeunissement-rénovation, une ligne pour faire du PS un parti de supporters, basée sur un présidentialisme médiatico-évangéliste et une ligne pour un parti d’adhérents, de militants.

  Ces thèmes là, alliances, type de parti, ont certes leur importance. mais la place qu’ils occupent actuellement est exagérée. Je ne voudrais pas que les décisions à prendre dans ces domaines, qui sont tout de même de la cuisine interne aux yeux de l’électorat, traînent en longueur et renforcent l’impression que le PS continue de se regarder le nombril.

  Je souhaite donc que rapidement nous en venions aux questions politiques fondamentales :

-        modifier la répartition des richesses en commençant à récupérer les points de PIB que nous ont volé les actionnaires depuis 25 ans,

-        instaurer les restrictions au libre-échange pour favoriser l’harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales,

-        revenir à l’intervention de l’Etat notamment par la création d’un pôle financier public,

-        retrouver la voie de la justice fiscale en supprimant le bouclier fiscal et en créant un grand impôt progressif.

  Il faudrait aussi que le PS soit présent beaucoup plus qu’actuellement dans le mouvement social. La présence d’Aubry et Hamon dans les récentes manifestations est un signe encourageant qui ne restera pas sans lendemain, j’espère. La rénovation en cours pourrait être l’occasion de rappeler que les statuts du parti font l’obligation à tout adhérent d’être syndiqué. Il serait bon de le redire de temps en temps et notamment à quelques jours des élections prud’hommales du 3 décembre prochain.


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