Dimanche 23 mars 2008

  Les municipales et cantonales ont remis un peu d’espoir. Mais il ne faudrait pas rééditer l’exploit de 2004 et faire le dos rond en attendant la suite.

  Donc : le congrès, qui permettra (n’en déplaise aux hordes de commentateurs donneurs de leçons du haut de leur éditos ou tribunes audiovisuelles) aux adhérents PS de faire le point et de définir une ligne enfin claire, susceptible de rallier largement d’abord les adhérents pour leur permettre de choisir un premier secrétaire qui tienne la route (et ne se contente pas de mécontenter le moins de monde possible), et qui puisse ensuite servir de base attrayante et motivante à une population déboussolée et souffrant de la présente politique.

  Il me semble que la ligne qui surgira de ce congrès devrait d’abord tenir compte des fondamentaux du socialisme en s’éloignant des vaticinations qui ont couru les ondes ces temps-ci. Nous devons présenter le visage d’une gauche décomplexée, qui ne craigne pas de parler du pouvoir d’achat, ni des droits acquis (même si ça chagrine les casseurs du code du travail), qui ne craigne pas de dénoncer ce que la droite appelle « réforme» et qui n’est le plus souvent que régression, qui n’hésite pas à assumer les thèmes de la gauche même si les tenants de l’idéologie dominante tiennent le haut du pavé et traitent de ringards tous ceux qui osent mettre en cause le merveilleux fonctionnement du marché qui nous amène tranquillement à la pire catastrophe économique depuis la Libération (selon certains).

  Une ligne clairement de gauche, décomplexée, animée par des dirigeants sérieux, qui ont un comportement d’homme ou de femme politiques et non de prédicateur évangéliste obsédé par l’image qu’il (elle) donne. Il nous faut de la gauche solide et non papillonnante et s’il faut des compromis pour éviter une éventuelle dérive vers un parti type démocrate à l’américaine, j’espère que tous les tenants d’un authentique parti socialiste en seront.

 

Dimanche 16 mars 2008
Je viens de vérifier si le précédent article était bien en ligne.... et je découvre que la pub qui avait suscité cet article a disparu !!!!!!!

Serait-ce que seuls les blog inactifs depuis un certain temps sont affligés d'une pub mais pas les blogs actifs ???? Je ferais bien de consulter de temps en temps les nouvelles de over-blog.
Dimanche 16 mars 2008
Je viens de découvrir que ce blog était maintenant "décoré" d'une pub....

J'avais choisi "over-blog" justement parce qu'il n'y avait pas de pub. Je ne me souviens pas avoir reçu aucun avertissement de la maison "over-blog" pour le changement de formule.

Il est vrai que cette pub ne doit pas rapporter grand-chose vu la fréquentation de ce blog et ses rarissimes mises à jour..... Il est vrai aussi que le service de ce blog est gratuit... Mais tout de même, un peu de courtoisie eût été appréciée.

Du coup, je me tâte: je supprime ce blog (ça m'embêterait tout de même de devoir remettre ses articles ailleurs) ou bien je supporte ces pubs débiles comme prix à payer pour le service rendu ??????

Chers et rares lecteurs, qu'en pensez-vous ? Utilisez la rubrique "commentaires" pour me donner votre avis... Merci.
Mercredi 24 octobre 2007

  On est parti pour une dangereuse séquence avec ces institutions qui permettent l'exercice d'un pouvoir bonapartiste pouvant, du jour au lendemain, virer au drame. 

  Nous sommes un des rares pays d'Europe à élire un président au suffrage universel. Et ce n'est pas un président-arbitre comme au Portugal ou en Autriche, il s'agit bel et bien d'un potentat doté de tous les pouvoirs et devant qui le parlement ne pèse pas lourd.

  Les régimes primo-ministériels adoptés par bien d'autres partenaires européens fonctionnent normalement sans receler les dangers d'autoritarisme ou de "boulangisme" populiste qui nous menacent. 

  Montebourg, qui fut l'artisan de la campagne pour cette  6ème République parlementaire primo-ministérielle, était, au commencement de sa "croisade" institutionnelle, partisan de supprimer l'élection présidentielle au suffrage universel. Il s'y est finalement rallié, tant ce type d'élection, était, disait-on, populaire....   

  Ainsi, cette élection qui, consubstantiellement imprégnée d'une idéologie droitiste, porte en elle, tous les dangers de populisme, de pouvoir personnel, d'autoritarisme, est actuellement prônée, ou en tous cas acceptée par le PS (à l'exception du courant "démocratie et socialisme" de Gérard Filoche), demanderait tout de même à être examinée d'un peu plus près. 

  Il me semble que le prétendu attachement populaire à cette élection devrait être étudié avec soin, au sein du PS, par une commission, un groupe de travail idoine, et que les conclusions tirées de cette étude pourraient, éventuellement, permettre au PS d'actualiser ses positions, de sortir du carcan, du piège, de cette élection plus plébiscitaire que démocratique. 

Mardi 9 octobre 2007
Gérard Filoche s'exprime: EADS : ces gens de l’UIMM qui piquent dans la caisse, coulent l’entreprise et licencient 10 000 salariés Denis Gautier-Sauvagnc “DGS” pilier du Medef, n’avait que de la morgue à la bouche ! D’ou lui venait-elle ? De la certitude de corrompre ? Je me rappelle encore ce vif débat à la Fête de l’Humanité ou l’on m’avait mis, il y a quelques années, à la même tribune que M Gautier-Sauvagnac : explosant, il avait crié “ - Mais on vous les donne M. Filoche vos cotisations sociales, on vous les donne, débrouillez vous avec, assurez vous vous-mêmes..”. Il avouait ainsi qu’il ne voulait plus de cotisations sociales prélevées sur les salaires, qu’il ne voulait plus de protection sociale liée au travail. Il ne voulait plus payer que l’acte productif, et que la bête salariée, travailleuse, se débrouille elle même pour le reste, comme dans le bon vieux temps du 19° siècle... Les cinq ou six fois où j’ai eu ainsi l’occasion de me trouver dans des débats du même type avec le fameux “DGS”, dont l’un dans les locaux de Libération, il était égal à lui-même, d’un mépris supérieur, à l’égard de tous ceux qui ne “comprenaient rien” au monde de l’économie, qui “rêvaient” encore de partage de richesses, alors que selon lui, seuls les seigneurs et maîtres du capitalisme méritaient de les accumuler afin d’être motivés davantage, eux, les entrepreneurs, les conquérants, les sages, les savants, les risquophiles, qui tiraient lvers le haut le développement du monde entier... Ainsi il était contre la durée légale à 35h, et contre la retraite à 60 ans, et contre le droit du travail et les recours contre les licenciements, et contre la sécurité sociale..."
par Ledub publié dans : autres
 
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