Mercredi 17 décembre 2008
Je suis très satisfait de voir Arnaud Montebourg chargé de la rénovation du parti socialiste. Il a l'énergie, le dynamisme, le talent pour mener à bien cette
tâche.
Il est toujours un fervent partisan de la sixième république et s'oppose vigoureusement à la présidentialisation du parti, comme il le déclare dans sa récente
« lettre aux militants fondateurs du NPS ». Il préconise quelques lignes plus loin : « des méthodes nouvelles pour sélectionner notre candidat à la présidentielle ».
Pourquoi pas ... mais ce matin (17.12), il déclare, interviewé par C. Barbier : « Nous entreprenons un gros travail d'observation des primaires américaines et italiennes
... ».
J'en conclus donc que la solution envisagée par notre secrétaire national à la rénovation est bien celle des primaires, ouvertes à tout citoyen, qu'il soit ou non
intéressé par la politique, qu'il soit à gauche ou à droite. Ce sera comme si on faisait choisir le capitaine de l'équipe de foot par l'ensemble les habitants d'une ville... je ne suis pas
sûr qu'il marquerait beaucoup de buts celui-là !
Ce serait en tous cas s'installer entièrement dans le système de la cinquième république avec son élection d'un président au suffrage universel, susceptible
de dérives vers différentes formes de pouvoir personnel. Ce serait pousser à la dépolitisation de l'électorat de gauche, invité à choisir une belle image et un beau parleur plutôt qu'une bonne
politique.
Alors il faudra qu'Arnaud nous explique comment on peut faire des primaires ouvertes sans pousser à la présidentialisation, surtout quand on est partisan d'une
sixième république primo-ministérielle.
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