Les municipales et cantonales ont remis un peu d’espoir. Mais il ne faudrait pas rééditer l’exploit de 2004 et faire le dos rond en attendant la suite.
Donc : le congrès, qui permettra (n’en déplaise aux hordes de commentateurs donneurs de leçons du haut de leur éditos ou tribunes audiovisuelles) aux adhérents PS de faire le point et de définir une ligne enfin claire, susceptible de rallier largement d’abord les adhérents pour leur permettre de choisir un premier secrétaire qui tienne la route (et ne se contente pas de mécontenter le moins de monde possible), et qui puisse ensuite servir de base attrayante et motivante à une population déboussolée et souffrant de la présente politique.
Il me semble que la ligne qui surgira de ce congrès devrait d’abord tenir compte des fondamentaux du socialisme en s’éloignant des vaticinations qui ont couru les ondes ces temps-ci. Nous devons présenter le visage d’une gauche décomplexée, qui ne craigne pas de parler du pouvoir d’achat, ni des droits acquis (même si ça chagrine les casseurs du code du travail), qui ne craigne pas de dénoncer ce que la droite appelle « réforme» et qui n’est le plus souvent que régression, qui n’hésite pas à assumer les thèmes de la gauche même si les tenants de l’idéologie dominante tiennent le haut du pavé et traitent de ringards tous ceux qui osent mettre en cause le merveilleux fonctionnement du marché qui nous amène tranquillement à la pire catastrophe économique depuis la Libération (selon certains).
Une ligne clairement de gauche, décomplexée, animée par des dirigeants sérieux, qui ont un comportement d’homme ou de femme politiques et non de prédicateur évangéliste obsédé par l’image qu’il (elle) donne. Il nous faut de la gauche solide et non papillonnante et s’il faut des compromis pour éviter une éventuelle dérive vers un parti type démocrate à l’américaine, j’espère que tous les tenants d’un authentique parti socialiste en seront.
Serait-ce que seuls les blog inactifs depuis un certain temps sont affligés d'une pub mais pas les blogs actifs ???? Je ferais bien de consulter de temps en temps les nouvelles de over-blog.
J'avais choisi "over-blog" justement parce qu'il n'y avait pas de pub. Je ne me souviens pas avoir reçu aucun avertissement de la maison "over-blog" pour le changement de formule.
Il est vrai que cette pub ne doit pas rapporter grand-chose vu la fréquentation de ce blog et ses rarissimes mises à jour..... Il est vrai aussi que le service de ce blog est gratuit... Mais tout de même, un peu de courtoisie eût été appréciée.
Du coup, je me tâte: je supprime ce blog (ça m'embêterait tout de même de devoir remettre ses articles ailleurs) ou bien je supporte ces pubs débiles comme prix à payer pour le service rendu ??????
Chers et rares lecteurs, qu'en pensez-vous ? Utilisez la rubrique "commentaires" pour me donner votre avis... Merci.
On est parti pour une dangereuse séquence avec ces institutions qui permettent l'exercice d'un pouvoir bonapartiste pouvant, du jour au lendemain, virer au drame.
Nous sommes un des rares pays d'Europe à élire un président au suffrage universel. Et ce n'est pas un président-arbitre comme au Portugal ou en Autriche, il s'agit bel et bien d'un potentat doté de tous les pouvoirs et devant qui le parlement ne pèse pas lourd.
Les régimes primo-ministériels adoptés par bien d'autres partenaires européens fonctionnent normalement sans receler les dangers d'autoritarisme ou de "boulangisme" populiste qui nous menacent.
Montebourg, qui fut l'artisan de la campagne pour cette 6ème République parlementaire primo-ministérielle, était, au commencement de sa "croisade" institutionnelle, partisan de supprimer l'élection présidentielle au suffrage universel. Il s'y est finalement rallié, tant ce type d'élection, était, disait-on, populaire....
Ainsi, cette élection qui, consubstantiellement imprégnée d'une idéologie droitiste, porte en elle, tous les dangers de populisme, de pouvoir personnel, d'autoritarisme, est actuellement prônée, ou en tous cas acceptée par le PS (à l'exception du courant "démocratie et socialisme" de Gérard Filoche), demanderait tout de même à être examinée d'un peu plus près.
Il me semble que le prétendu attachement populaire à cette élection devrait être étudié avec soin, au sein du PS, par une commission, un groupe de travail idoine, et que les conclusions tirées de cette étude pourraient, éventuellement, permettre au PS d'actualiser ses positions, de sortir du carcan, du piège, de cette élection plus plébiscitaire que démocratique.
